Dimanche 11 janvier 2009

Né a  Michelet (Algérie), le 20 Août 1926, H. Ait-Ahmed est un fils d'un notable musulman. A 16 ans, il commence son combat en adhérant au PPA.

Le 1er novembre 1954, quand a éclaté l'insurrection en Algérie, ils sont neuf à en assumer la responsabilité et la destinée. Hocine Ait-Ahmed est de ceux-là mais il se trouve au Caire où, avec Ahmed Ben Bella et Mohamed Khider, ils dirigent  "l'extérieur"  avec la charge d'organiser les services d'information et de propagande du FLN.

Le 22 avril 1956 il est arrêté dans un avion arraisonné en plein ciel d'Alger, conduit au geôle français  où il passera sept ans. Il s'efforça après les accords d'Evian de défendre les principes du GPRA contre les menées dictatoriales et militaristes d'aucuns. En 1962 il est député à la première Assemblée nationale de l'Algérie indépendante. En 1963, en désaccord avec Ben Bella, il forme le FFS ( Front des Forces Socialistes ).

Le FFS est vite entré en opposition ouverte avec le régime de Ben Bella  auquel il rapprochait son caractère dictatorial. La lutte armée, en Kabylie, sera durement réprimée et Ait-Ahmed sera arrêté en octobre 1964, ce qui met un terme au mouvement de révolte. Condamné à mort puis gracié par Ben Bella, il s'évadera en avril 1966. Entre-temps, le 16 juin 1965, un accord est signé entre le FFS et le FLN, Ben Bella souhaitant un apaisement. L'arrivée au pouvoir du colonel Boumediene, trois jours plus tard, a replongé le FFS dans la clandestinité.

En mars 1978, il soutiendra en France une thèse de droit public sur "Les droits de l'homme dans la charte et la pratique de l'OUA ".

 Dans son exil helvétique, Hocine Ait Ahmed fait parler de lui par des prises de position sur la situation dans son pays. En décembre 1985 à Londres, face aux terribles violations des droits de l’homme en Algérie, il s'allie avec Ben Bella (aussi en exil) pour créer un front proposant "une alternative démocratique à la société algérienne".

Le 7 avril 1987, la main meurtrière des services du régime algérien frappe encore. Son compagnon de lutte Ali Mecili fondateur du journal Libre Algérie est assassiné, en France on parle déjà d’une deuxième affaire Ben Berka, les services des renseignements français sont désignés du doigt pour complicité.

Hocine Ait Ahmed apporte des éclaircissements, lui rend hommage et publie l’Affaire Mecili.

Les événements du 5 Octobre 1988 ouvrent une brèche pour l’instauration d’une démocratie en Algérie mais sur un terrain bien miné par le régime.

Hocine Ait Ahmed rentre après 23 ans années d’exil pour poser sa pierre à l’édification d’un état de droit et crie déjà pour un processus démocratique irréversible.

Le pouvoir algérien joue à l’apprenti sorcier, fait noyer les forces d’opposition démocratiques et les divise et se pose comme étant la seule alternative aux islamistes. Boudiaf un autre compagnon de lutte de  Hocine Ait Ahmed pendant la guerre d’Algérie fut ramené  par le régime et mis au pouvoir pour servir de vitrine puis assassiné à son tour dés lors qu’il commençait à s’occuper des dossiers de corruption.

Aucune sécurité n’est garantie, Ait Ahmed décide de reprendre le chemin de l’exil.

Se sentant bien plus utile à l’extérieur et plus libre d’agir il multiplie les rencontres avec les institutions et personnalités internationales, les ONG, anime des conférences, des meetings pour que toute la vérité soit dite sur les événements et sur ce qu’on allait  appeler bientôt la seconde guerre d’Algérie.

Massacres après massacres, l’Algérie plonge dans une violence totale à tous les niveaux, entraînant des milliers de morts et de disparus. De nombreux témoignages avancent la thèse de Qui tue Qui ? qui amènera   Hocine Ait Ahmed  à plaider pour une commission d’enquête internationale. Une démarche diabolisée de l’intérieur par le pouvoir et banalisée de l’extérieur par  "les partenaires économiques de l’Algérie"  .

Un semblant de scrutin  présidentiel est organisé en 1999 par le régime en quête de légitimité  qui pousse les militants du FFS à  présenter la candidature de Ait Ahmed largement débattue lors d’un congrés national, bien que ce dernier ne fasse pas des élections présidentielles son cheval de bataille.

Une campagne électorale forcenée est au menu, un vrai parcours de combattant qui le plonge dans des émotions très fortes à la  fois de joie et de peine qui finissent par le terrasser d’un malaise au cœur.

Évacué à l’étranger pour soins, dont il se remet graduellement pour reprendre de nouveau le parcous de son combat.

Les événements de Kabylie 2001 ébranlent de nouveau toute l’Algérie et mettent à nu la brutalité du régime par le nombre de victimes et de disparus. Une commission d’enquête internationale est plus que jamais d’ordre d’actualité à laquelle  les pays européens commencent déjà à y répondre favorablement et qui est  défendue ardemment  par Hocine Ait Ahmed.

Aujourd’hui  après ses 60 ans de combat,   si  on tente de dresser un profil de sa personnalité, on sera unanimement à dire que c’est un homme à qui l’histoire a toujours donné raison .

Par ses différentes interventions,  et quels que soient les événements, il a toujours été fidèle à ces options et pour un combat infaillible des droits de l’homme  et nous tenons pour preuve tous ces documents  officiels publiés  sur ce site.

On présente nos excuses s’il y a des périodes que nous n’avons pas citées mais ce site est encore en cours de construction et nous sommes toujours à l’affût d’une information crédible pour la faire paraître.

 

Par LE FFS
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Dimanche 11 janvier 2009

Comme à chacune de ses sorties publiques, Karim Tabbou, premier secrétaire national du FFS, fustige le pouvoir qu’il accuse sans ambages de vouloir « semer le désordre pour régner ». D’ailleurs jeudi, lors d’une conférence-débat animée à Tigzirt, dans la wilaya de Tizi Ouzou, il s’est montré très virulent à l’égard du régime. Devant une salle archicomble, l’orateur a déclaré d’emblée : « nous sommes dans un pays d’injustice où il y a énormément d’écart entre le pouvoir et les citoyens. En Algérie, il existe une dictature qui ne rougit pas. Tout a été fait pour éclater la situation et disperser les Algériens. C’est pour cela qu’il y a rupture entre la population et ceux censés la représenter. » Le premier secrétaire de la formation de Hocine Aït Ahmed a relevé que les décideurs « nourrissent la politique de l’organisation du désordre » pour, estime-t-il, créer le maximum de flou dans la société et provoquer, par la même, « un vertige populaire ». Pour étayer ses dires, K. Tabbou explique que la stratégie du pouvoir reste indubitablement l’isolement du citoyen des affaires politiques. « L’objectif du régime, a-t-il fait remarquer, consiste à arriver à tout casser pour tout contrôler. »

Abordant la révision de la Constitution, le conférencier dira : « Quand Bouteflika s’est permis, à lui seul, de dissoudre les APC en 2005, contre ceux qui ont voté pour ces assemblées, c’est à ce moment-là qu’il a décidé de remplacer la population et de réviser la Constitution. Donc, personne ne peut s’en étonner. Car, depuis le coup d’Etat de 1991, le système de corruption fonctionne parfaitement dans ce pays. Les décideurs ont usé de tous leurs moyens pour casser la conscience politique. Ils ont utilisé l’Islam, les zaouïas et même les archs, devenus, aujourd’hui, un produit de congélateur », a-t-il ajouté. Pour lui, « il faut absolument ressourcer la scène politique nationale par des énergies nouvelles qui viennent de la population, et ce, afin de rouvrir les portes de l’espoir et de l’avenir ». Pour ce qui est de la prochaine élection présidentielle, K. Tabbou a affirmé que ce scrutin n’intéresse pas son parti ; le FFS ne sera pas de la course. « Le régime a un seul mandat depuis l’Indépendance. En 1962, le groupe d’Oujda a pris le pouvoir par la force. Il y a eu de graves dérives lors de la rédaction de la première Constitution de l’Etat algérien. Donc, on ne peut pas parler du troisième mandat de Bouteflika puisque tout était une succession de mises en scène. » Enfin, évoquant les agressions et les raids israéliens sur les Palestiniens à Ghaza, K. Tabbou précise qu’« il y a une société civile internationale qui se manifeste, malheureusement, un régime qui ne s’appuie pas sur la population ne peut pas prendre de position politique sur ce qui se passe à Ghaza. C’est le cas d’ailleurs de l’Algérie ».


Par LE FFS
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Mardi 6 janvier 2009
CHARTE ETHIQUE DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE

Les militants du Front des Forces Socialistes creusent leur sillon et tracent leur chemin vers la solidarité internationale dont notre peuple a bénéficié lors de son combat libérateur. Une solidarité internationale dont l’absence, lui a coûté tant de souffrances lors des crises de ces dernières années.

Patriotes sincères et internationalistes convaincus, ils se réclament des valeurs universelles d‘un humanisme radical et se considèrent comme membres de la société civile internationale.
Les militants du Front des Forces Socialistes, réunis en Congrès les 6 et 7 septembre 2007 à Alger décident d’adopter la CHARTE ETHIQUE DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE.
 
 
CHARTE ETHIQUE DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE
XXIIème Congrès de l’Internationale Socialiste
São Paulo, 27-29 octobre 2003
 
Nous, partis membres de l’Internationale Socialiste, réaffirmons notre totale adhésion aux valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix qui sont le fondement du socialisme démocratique. Nous nous engageons solennellement à les respecter, les défendre et les promouvoir.
Notre adhésion à ces valeurs implique que nous appliquions le plus strictement possible le code de conduite suivant :
 
1. Mener des politiques progressistes qui favorisent l’épanouissement des individus, l’expansion économique, le commerce équitable, la justice sociale, et la protection de l’environnement, dans l’esprit du développement durable.
· S’opposer à toute politique économique et sociale au service de groupes privilégiés et favoriser l’émergence d’un système économique mondial qui rende les relations Nord-Sud plus justes.
· Combattre la corruption sous toutes ses formes et les entraves à la bonne gouvernance.
 
2. Défendre la démocratie pluraliste. Celle-ci implique :
· La liberté des citoyens de choisir entre différentes options politiques dans le cadre d’élections libres, régulières et transparentes ;
· La possibilité d’un changement de gouvernement par des moyens pacifiques et fondé sur la libre expression des citoyens ;
· Le respect des droits des individus et des minorités ;
· Un système judiciaire, impartial et indépendant, fondé sur le droit ;
· Une presse libre et pluraliste ;
· Des partis au fonctionnement démocratique.
 
3. Garantir, en toute circonstance, le respect de la dignité humaine et agir en conformité avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme et les autres grandes Conventions adoptées par l’Organisation des Nations Unies et ses Institutions.
· Proscrire la peine de mort.
· Respecter et renforcer les droits fondamentaux de la personne humaine, que ce soient les droits individuels (respect de la vie privée, liberté de pensée, de croyance, d’éducation, d’orientation sexuelle, droit à un traitement égal …), les droits sociaux (liberté syndicale, droit de grève, protection sociale, …) ou les droits politiques (liberté d’association, suffrage universel, …).
· Promouvoir l’égalité des genres dans tous les domaines de la vie privée et publique, y compris au sein de nos partis et dans les positions décisionnelles dans tous les domaines et à tous les niveaux.
· Lutter contre toutes les discriminations notamment celles fondées sur le genre, la race, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, la langue, la religion ou les convictions philosophiques ou politiques.
· Combattre tout courant ultra nationaliste, intégriste, xénophobe ou raciste et s’abstenir de toute forme d’alliance politique ou de coopération, à n’importe quel niveau, avec tout parti politique qui incite ou tente d’attiser les préjugés et les haines ethniques ou raciales.
· Rejeter et s’opposer résolument à toute dérive autoritariste et à tout système politique qui tolère ou pratique la violation des droits de la personne humaine pour conquérir ou asseoir son pouvoir (assassinats politiques, torture, arrestations arbitraires, censure de la presse, interdiction ou répression des manifestations pacifiques, …).
 
4. Avoir une action internationale favorisant la paix, la tolérance, le dialogue, la compréhension et la coopération entre les peuples.
· S’abstenir d’employer la force militaire pour conquérir le pouvoir ou pour mener une politique extérieure hors du cadre autorisé par les organisations internationales appropriées.
· S’efforcer d’éliminer les armes de destruction massive et œuvrer en faveur du désarmement.
· Renforcer le rôle des Nations Unies et des institutions régionales qui œuvrent à la solution pacifique des conflits.
 
Par LE FFS
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Mardi 6 janvier 2009
CHARTE DU MILITANT (E)
 
 
La raison d’être et la mission historique du FFS sont : L’instauration de la paix, la démocratie, la tolérance en Algérie, l’enracinement des droits de l’homme et la solidarité internationale pour la concrétisation des droits humains.
L’acte d’adhésion au Front des Forces Socialistes implique un engagement à respecter ces idéaux, ces principes, ces valeurs et ces objectifs.
Le militant (e) du Front des Forces Socialistes doit respecter, en toute circonstance, la charte du militant, la charte politique, les statuts et règlement intérieur du parti et la charte d’éthique de l’Internationale Socialiste.
La présente charte est signée par le militant au moment de l’adhésion ou de ré adhésion. Le militant est totalement libre d’exprimer ses opinions au sein du parti. 
 
 
1. Le militant (e) du FFS doit :
 
· Etre attaché à la construction démocratique de la nation algérienne,
· Etre constamment fidèle aux valeurs du mouvement de libération national,
· Adopter un comportement de militant en s’imposant les devoirs d’intégrité, de probité, de solidarité et de respect d’autrui,
· Demeurer attaché à l’éthique politique individuelle et collective,
· Faire preuve de pédagogie et de lucidité et ne pas prêter son concours aux manifestations dont les objectifs sont contraire à ceux du FFS,
· Adhérer et appliquer au quotidien les idéaux de liberté, d’égalité, de justice et de solidarité,
· Elever son niveau de formation et de conscience politiques en participant activement aux initiatives de débats et aux actions politiques du parti,
· Manifester une volonté de compréhension, de connaissance et d’information sur les positions politiques du parti afin d’agir en militant conscient, convaincu et responsable.
 
 
 
2. Le rôle fondamental du militant (e) est de :
 
· Maintenir de façon permanente le dialogue avec les citoyennes et les citoyens,
· Entretenir un contact étroit avec les citoyennes et les citoyens,
· Propager constamment les principes, les objectifs et les positions du parti,
· Exercer les prérogatives octroyées par les statuts du Front des Forces Socialistes,
· Se conformer aux statuts, dans toutes ses dispositions,
· Soutenir toutes les forces qui militent pour l’élargissement des espaces d’expression démocratique ;
· Le militant du FFS ne doit pas apporter son concours aux activités contraires à la stratégie et aux objectifs du parti.
· Le militant du FFS ne peut soutenir des candidats ou d’autres listes à des fonctions électives que ceux investis ou soutenus par le parti.
 
Par LE FFS
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Mardi 6 janvier 2009

CHARTE DE L’ELU (E)

 

 

Avant toute investiture, les candidats du parti sont liés par un contrat politique et moral, tant avec les électeurs qu’avec le parti.
Ils sont de ce fait, redevables de l’ensemble des engagements pris pendant la campagne électorale. Ils sont au service des citoyennes et citoyens.
La transparence, la pédagogie et la nécessité de rendre des comptes sont autant de valeurs qui doivent imprégner leur action. Ils contribuent à l’ancrage des idéaux et principes du parti.
 
1. Un élu du parti doit offrir toutes les garanties de probité morale, d’honnêteté politique et d’engagement militant par :
a) La prééminence politique dans l’exercice du mandat
b) Le respect des règles et des principes de la bonne gouvernance
c) L’accomplissement de ses missions d’élu dans le but exclusif de servir le citoyen dans le respect du programme et des statuts du Parti.
d) Rendre compte de son mandat devant l’instance du parti qui l’a mandaté ainsi que devant ses électeurs ;
e) L’adhésion aux décisions de son groupe après un large débat interne, ainsi que le respect des décisions prises démocratiquement et conformément aux statuts par l’instance qui a confié le mandat
f) Le respect de la vie privée et de la dignité humaine.
g) Se solidariser avec les élus en difficultés.
h) Œuvrer à renforcer la participation citoyenne à la gestion locale des collectivités
 
 
2. De son coté, le FFS assure :
a) La défense et la protection politique et judicaire des élus victimes des harcèlements dans l’accomplissement de leur mission d’élu,
b) La formation appropriée des militants (es) et des élus (es),
c) Participation aux débats, à l’accessibilité et à la diffusion de l’information interne ;
d) La participation de toutes et tous, en conformité avec les statuts, à la prise des décisions ;
e) Le respect des décisions des instances du parti ;
f) La libre expression et le débat contradictoire ;
g) Le respect de la vie privée.
 
Même dans les circonstances exceptionnelles, les élus ne peuvent engager le parti sans son assentiment. Dans les institutions nationales, les élus du FFS se consacrent à la défense et à l’extension des libertés publiques et des droits des travailleurs, au respect des droits de l’homme et des principes de l’Etat de droit.
h) Le parti prendra des mesures pour exiger de ses élus le respect des mandats délivrés par la population.
i) Les instances politiques sont les seules habilitées à prononcer le retrait d’un ou de plusieurs élus d’une institution ou d’une instance administrative quelconque.
j) Le parti fixe le montant de la contribution financière obligatoire que doit lui verser l’élu. 
 
 
3. REGLE GENERALE :
La sérénité des débats implique que les opinions exprimées ne soient pas en désaccord fondamental avec la ligne politique du parti. Les opinions exprimées ne doivent pas sortir du cadre du respect mutuel entre les militants. 
 
 
 
Par LE FFS
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