Samedi 31 janvier 2009
Loin du brouhaha de l’élection présidentielle, le Front des forces socialistes (FFS), clairement démarqué de cette échéance, ne compte pas, pour autant, rester en hibernation. Le parti a tracé un riche programme d’activités qui a débuté ce week-end, notamment dans les wilayas d’Alger et de Tizi Ouzou. La réunion du conseil fédéral de la wilaya d’Alger organisée jeudi s’inscrit, selon la direction du parti, dans le cadre de la restructuration organique du FFS, a expliqué le secrétaire national du parti chargé de la communication, M. Sadeg Nassim. Cette réunion qui intervient à la veille de la session ordinaire du conseil national du FFS, prévue pour les 12 et 13 février prochain, permettra aux militants de base d’échanger leurs points de vue lors du débat et d’émettre des propositions qui seront soumises au conseil national, a ajouté ce responsable. La convocation du conseil fédéral, après la session ordinaire du conseil national du FFS, réunie les 25 et 26 décembre dernier, permettra aussi d’expliquer aux militants et aux élus le plan d’action et le programme d’activités du secrétariat national du parti pour l’année en cours, a encore indiqué M. Sadeg. Il a, en outre, souligné que cette réunion, qui coïncide avec la tenue de trois autres réunions des conseils fédéraux des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira, aura à discuter du processus de restructuration du parti lancé par l’actuel secrétariat national. Il s’agit également de faire le point, a-t-il précisé, sur l’opération d’installation de l’ossature statutaire et organique du FFS, à travers la mise en place des administrations de sections et des administrations fédérales dans le but de « réunir un climat favorable à la restructuration du FFS ». Relevant la « réussite » de la première session de l’école du FFS Ali Mecili, avec la participation de 1 000 étudiants, M. Sadeg a annoncé la tenue d’une deuxième session, pour le 30 janvier prochain, consacrée à « l’agression israélienne contre la bande de Ghaza ». « Les conférences et les thèmes qui seront abordés à cette occasion seront communiqués ultérieurement », a-t-il souligné. Une école de formation politique du FFS ouvrira ses portes, fin janvier, au siège central de ce parti situé à Alger, a annoncé jeudi le premier secrétaire du FFS. S’exprimant sur ce même sujet lors d’une rencontre qu’il a animée au siège de la section de Tizi Ouzou, le premier secrétaire du parti, M. Karim Tabbou, a indiqué que « le millier d’étudiants inscrits à l’école sont issus de 18 universités du pays. Une première étape qui sera suivie par d’autres pour toucher d’autres catégories sociales ». Il a précisé que l’encadrement de cette formation politique « sera assuré par des universitaires et des experts tant nationaux qu’étrangers, issus de l’Internationale socialiste, de députés européens, en plus d’animateurs de fondations proches des partis socialistes occidentaux ». Par ailleurs, M. Tabbou a fait état de la « programmation pour la semaine prochaine » par le secrétariat national du FFS d’une « rencontre avec des représentants d’organisations palestiniennes pour débattre de la réalité et des perspectives de la cause palestinienne ». Abordant l’aspect organique de cette formation politique, le conférencier a appelé les responsables des structures locales de son parti à « activer l’opération de restructuration des sections communales du FFS, à travers l’organisation de leurs congrès », en fixant la date du 14 mai prochain pour la tenue du congrès de wilaya. En plus de son école de formation, dont l’activité est maintenant effective, le FFS compte relancer d’ici la fin de ce trimestre, selon son premier responsable, l’édition de son journal, devant intervenir concomitamment avec l’installation du département de la communication au niveau de son siège central, en plus de l’enrichissement de son site Web et de l’impression des documents du parti sur des CD.
Par LE FFS
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Mercredi 21 janvier 2009
Le jeudi 8 Janvier, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, BENBELKACEM BELKACEM, secrétaire national chargé du développement du parti, a animé une conférence-débat au niveau de la section de MANSOURAH. Cette rencontre s’inscrit dans le processus de restructuration engagé à travers le pays, et ce, en conformité avec les nouvelles dispositions consacrées lors du quatrième congrès national du parti. Cette assemblée générale a été couronnée par l’installation de la commission administrative de cette section qui s’occupera à son tour, de l’opération d’adhésion et ré adhésion en prévision de la tenue du congrès de section de MANSOURAH. De son côté, Karim TABBOU, premier secrétaire national a animé une conférence au niveau de la salle de cinéma de TIGZIRT. Cette rencontre qui a été organisé conjointement par les sections de TIGZIRT,IFLISSEN et MIZRANA en collaboration avec la commission administrative fédérale de TIZI OUZOU, a été l’ occasion de rencontrer les militants et sympathisants du FFS ainsi que des centaines de citoyens de la région qui ont assisté durant trois heures, au discours du premier secrétaire ainsi qu’au riche débat qui en est suivi. Le lendemain, vendredi 9 janvier s’est tenu le Congrès de la section de ROUIBA dans la wilaya d’ALGER. Cette activité a bénéficié d’un intérêt très particulier puisqu’elle a été placée sous le signe de solidarité et de soutien au peuple palestinien, victime de la sauvagerie Israélienne et de l’indifférence complice des dirigeants des états arabes. Etaient invités à cette rencontre, son excellence, l’ambassadeur de l’Autorité Palestinienne en Algérie ainsi que le premier secrétaire national du FFS, KARIM TABBOU. Dans son exposé, KARIM TABBOU a fustigé avec véhémence le silence criminel des régimes arabes qui ont, entre autres vécu les élections démocratiques en Palestine comme un affront politique. Il a continué en déclarant que : « si les Palestiniens sont victimes de l’embargo Israélien, les peuples arabes dans leurs totalité vivent de multiples embargos infligés par leur propres régimes ». Le premier secrétaire national du FFS n’a pas épargné l’alliance présidentielle en Algérie, « comment peut-on accepter que les horreurs vécues par les Palestiniens, les larmes et les cris de détresse d’une population meurtrie et abandonnée soient exploités par les charognards de l’alliance présidentielle pour revendiquer un 3ème mandat et pire encore pour réanimer une scène politique comateuse et tenter d’allumer une campagne électorale qui ne mobilise que les clients du pouvoir ». A la fin de son intervention, Karim Tabbou s’est adressé à ces lièvres embusqués pour leur dire : « comment pouvez vous croire à la possibilité d’une observation électorale internationale, alors que les institutions sollicitées pour cela se sont montrées passives et incapables de protéger des vies humaines à GHAZA ». Il a conclu en réitérant la solidarité du parti avec le peuple Palestinien, pluriel, uni, combatif et résistant. Son excellence, l’ambassadeur de l’autorité palestinienne en Algérie, lors de sa communication, a remercié le FFS pour ses courageuses prises de position en faveur de la cause palestinienne. Il a encensé le dévouement du président du parti qui a « toujours défendu notre combat pour la liberté et qui a porté très haut, nos revendications et nos valeurs ». Il s’est félicité des bonnes relations qui existent et qui sont en voie de prospérité et de promotion : « le FFS a toujours été un fervent défenseur de la cause Palestinienne, notre relation avec ce parti est une union de fraternité et de combat commun pour la liberté et la paix » Devant une assistance très nombreuse mais aussi très émue, son excellence, a fait des témoignages bouleversants sur la situation qui prévaut à GHAZA. Il a déclaré que les palestiniens sont meurtris et abandonnés devant la férocité de l’occupant mais aussi déçus et frustrés à cause de la position des régimes arabes. Il a enfin espéré, l’arrêt immédiat de toutes ces violences et exactions et que cet épisode serve de leçon à ceux qui prêchent la désunion et encouragent la déperdition. Il a remercié encore une fois le parti pour l’invitation, tout en souhaitant plein succès à la suite des travaux du congrès de section. HAKIM ADDAD en sa qualité de secrétaire général de l’association Rassemblement Actions Jeunesse, a exprimé toute sa solidarité avec le peuple Palestinien. Il a rappelé à son excellence, qu’après l’appel lancé par le comité de RAJ de BEJAIA, une marche spectaculaire a secoué les artères de cette ville en guise de soutien aux Palestiniens. Il a fini par affiché toute la détermination de RAJ ,à rester fidèles au combat d’un peuple en quête de paix et de liberté. A la fin de la session politique de ce congrès et à l’initiative des militants de ROUIBA, un cadeau symbolique a été remis par le premier secrétaire national à Mr l’ambassadeur. NACER TOUTOU secrétaire national chargé de la politique financière a ensuite présidé la session organique du congrès qui a élu le nouveau premier secrétaire de la section de ROUIBA. Le même jour à Alger, dans le cadre de la collaboration entre le FFS et le NDI (National Democratic Institute for international affairs), une délégation composée de femmes élues et militantes du parti a participé à un atelier de travail ayant pour thème : « le soutien et le renforcement des connaissances politiques ». La délégation du parti était composée de DJENADI NAIMA, ADJLOUT NABILA, MESSAOUDI FARIDA, MERMITE DJAMILA, DJENANE BAYA, HARBI KAHINA et BELAHCEL DALILA.
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Dimanche 18 janvier 2009
Hocine Aït Ahmed à Toutsurlalgerie.com : « l’assassin de Mécili était porteur d’un ordre de mission signé par Hassani ». Force est donc de constater que ce meurtre n’est pas une bavure ni un accident de parcours. C’est au contraire une constante depuis l’indépendance. C’est une volonté des tenants du régime de détruire le politique jusqu’à l’idée même de la politique. Au besoin, par l’exécution de ceux qui menacent les fondements de leur régime. C’est-à-dire, des personnes capables de penser et de mener des combats politiques autonomes pour les droits de l’homme et la démocratie. Au moment où le refus de l’impunité gagne du terrain sur le plan international, comment la France pourrait-elle faire sur ce problème de l’impunité une discrimination exceptionnelle sur l’Algérie sans avouer clairement que la vie des Algériens ne vaut la vie des autres peuples ? -------------------------------------------------------------------------------- Vingt et un ans après l’assassinat de l’avocat Ali Mécili, Mohamed Ziane Hassani, commanditaire présumé de cet acte a été arrêté jeudi en France. Quelle est votre réaction ? Je suis euphorique ! Ce réveil de la justice française après 21 ans de déni de justice est un véritable triomphe de la justice. J’espère maintenant que les choses iront jusqu’au bout. Pour moi, il n’y a pas de justice sans éthique de la justice. Au lieu de se gargariser de droits de l’Homme, il faut commencer par civiliser la politique et garantir l’indépendance de la justice des deux cotés de la Méditerranée. Mohamed Ziane Hassani est-il le seul commanditaire de cet assassinat ou pensez-vous que d’autres personnes devraient être également convoquées par la justice française ? C’est l’affaire de la justice française. Mais le dossier a établi sans ambages la complicité d’autres personnes dans ce dossier. Je fais confiance au juge en charge du dossier. Quant aux commanditaires politiques, c’est une autre histoire. C’est l’histoire d’une police politique qui a pris en otage la justice de notre pays depuis l’indépendance. Pourquoi, selon vous, la justice française a-t-elle mis plus de 20 ans pour lancer des mandats d’arrêt contre des commanditaires et auteur présumés de cet assassinat ? Vous savez, la lâcheté des deux États a réussi à effacer la mémoire de l’exécution de Mécili au point où son épouse, Annie Mécili, n’est même pas parvenue à faire publier le moindre texte dénonçant l’impunité du commanditaire de l’exécution de son mari. C’est précisément pour lutter contre cette amnésie érigée en mode de gouvernance et de gestion de la société qu’il m’a paru de salubrité publique, 20 ans après l’assassinat de Ali, de rééditer et étoffer le livre « L’affaire Mécili » que j’avais publié en 1989, avec de nouveaux éléments. Force est donc de constater que ce meurtre n’est pas une bavure ni un accident de parcours. C’est au contraire une constante depuis l’indépendance. C’est une volonté des tenants du régime de détruire le politique jusqu’à l’idée même de la politique. Au besoin, par l’exécution de ceux qui menacent les fondements de leur régime. C’est-à-dire, des personnes capables de penser et de mener des combats politiques autonomes pour les droits de l’homme et la démocratie. Vous avez régulièrement dénoncé l’impunité accordée par la France aux commanditaires et auteur présumés de l’assassinat de M. Mécili. Comment peut-on expliquer cette attitude des autorités françaises ? Dans cette affaire, il y a tous les ingrédients d’un vrai polar « barbouzo-totalitaire » qui se déroule derrière les murs de la raison d’Etat et des déraisons des contrats. Que dire notamment de M. Pasqua, qui avait envoyé à Alger le tueur alors que son implication ne faisait aucun doute puisqu’il était porteur d’un ordre de mission de la police politique signé précisément par le « sieur » Hassani qui vient d’être arrêté à Paris. Par ailleurs, plus significatif encore, le coup de téléphone de ce ministre de l’Intérieur français à l’ambassadeur d’Algérie à Paris rien que pour le rassurer sur le fait que l’Algérie n’avait rien à faire dans cette histoire. C’est de là qu’a commencé la connivence. Le changement de président en France, avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007, a-t-il contribué à débloquer ce dossier ? Je crois que les choses ont été menées à son insu. Je crois que les initiatives viennent du nouveau juge Thouvenot qui a repris le dossier au juge Bruguière. Ce dernier avait refusé de faire aboutir les choses. A mon avis, le pouvoir politique français n’a pas joué un rôle déterminant dans cette évolution du dossier. Je crois qu’il a même été dépassé par l’initiative du juge Thouvenot. C’est pour cela que nous craignons pour l’avenir. Craignez-vous que Mohamed Ziane Hassani quitte le territoire français avant la tenue de son procès ? Cela pourrait évidemment bien se produire, sans exclure une planification préalable des deux cotés. La justice française a décidé de lancer un mandat d’arrêt contre M. Hassani à la suite du témoignage en 2003 de Mohamed Samraoui, un ancien responsable des services secrets algériens aujourd’hui exilé en Allemagne. Avez-vous d’autres éléments pouvant renforcer la thèse d’une implication de M. Hassani dans cet assassinat ? J’ai tout écrit sur cette affaire. Déjà en 1989, dans « L’Affaire Mécili ». J’ai rajouté des choses dans mon livre, réédité récemment. C’était très clair. On a cité des noms, comment ils se sont réunis, etc. Mais je crois que l’élément qui a fondé la conviction du juge est le témoignage de Samraoui en 2003. Quand il a raconté comment il avait accompagné Hassani pour aller voir Amalou, le tueur et le convaincre d’accepter 800 000 francs pour son « boulot » en attendant le reste. Qu’attendez-vous du procès de Mohamed Ziane Hassani ? J’espère que ça sera la fin de l’impunité. Dans cette affaire, en tout cas. Que ça sera le succès de la justice. Au moment où le refus de l’impunité gagne du terrain sur le plan international, comment la France pourrait-elle faire sur ce problème de l’impunité une discrimination exceptionnelle sur l’Algérie sans avouer clairement que la vie des Algériens ne vaut la vie des autres peuples ?
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Jeudi 15 janvier 2009
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Jeudi 15 janvier 2009

PARIS (AFP) — Un responsable du protocole au ministère algérien des Affaires étrangères, Mohamed Ziane Hassani, soupçonné d'avoir commandité l'assassinat à Paris en 1987 de l'opposant Ali Mecili, a été inculpé vendredi pour "complicité d'assassinat" et laissé en liberté, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Cet homme, contre lequel avait été délivré en décembre 2007 un mandat d'arrêt international et qui a été arrêté jeudi à l'aéroport de Marseille-Marignane (sud-est), a été remis en liberté par un juge des libertés et de la détention et placé sous contrôle judiciaire, selon cette même source.

Ce contrôle judiciaire est assorti d'une interdiction de quitter la région parisienne et de l'obligation de justifier d'une résidence à Paris avant une prochaine convocation "fin août" chez le juge d'instruction Baudouin Thouvenot.

Le parquet avait requis contre une mise en examen.

Mohamed Ziane Hassani est soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat de l'avocat algérien Ali Mecili, exécuté en avril 1987 à Paris par Abdelmalek Amellou, un petit truand algérien.

Ali Mecili, 47 ans, exilé en France en 1965, avait été assassiné par balles le 7 avril 1987 dans le hall de son immeuble à Paris.

Dès l'annonce du décès de Me Mecili, Hocine Aït Ahmed, un des chefs historiques de l'indépendance algérienne, alors en exil en Suisse, avait accusé "les services spéciaux algériens" d'avoir commandité cet assassinat.

L'avocat de la famille Mecili, Me Antoine Comte, a exprimé auprès de l'AFP sa satisfaction. "C'est une bonne nouvelle mais il ne faut pas qu'il se produise ce qu'il s'est déjà produit dans ce dossier, à savoir l'expulsion vers l'Algérie de suspects avant qu'ils puissent être jugés en France. La justice doit passer en France dans cette affaire", a estimé Me Comte.

M. Mecili faisait office de porte-parole d'Aït Ahmed, chef de file du Front des Forces socialistes (FFS, opposition) et l'un des principaux opposants au régime d'Alger.

Ali Mecili avait joué un rôle important entre Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, qui avait fondé en décembre 1985 à Londres un "Front uni des forces opposées" au président Chadli Benjedid.

Pour Ben Bella, il ne faisait pas de doute que le meurtre du défenseur des droits de l'Homme avait été "télécommandé par Alger".

L'instruction menée en France avait abouti à un non-lieu en 1993, déjà requis à l'époque par le parquet, mais les parties civiles avaient fait appel et la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait décidé de reprendre l'enquête.

Le nom de ce chef des cérémonies au service du protocole du ministère des Affaires étrangères algérien était apparu dans le livre "Un crime d'Etats, l'affaire Mecili", publié en avril 1993 par le journaliste Michel Naudy, qui avait mis au jour deux nouveaux témoins.

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